Érick Jacquin : biographie, restaurants, MasterChef Brésil

Il y a des trajectoires qui ressemblent à des romans d’aventure. Celle d’Érick Jacquin, cuisinier bourguignon devenu star du petit écran brésilien, en fait incontestablement partie. Entre ses débuts de commis en province, son arrivée fracassante à São Paulo et ses retours en grâce sous les projecteurs de MasterChef Brasil, le chef a multiplié les vies. Succès retentissants, déboires financiers, coups d’éclat télévisuels : son histoire raconte autant la passion de la cuisine française que la bouillonnante scène gastronomique brésilienne.

Qui est Érick Jacquin ? Origines et formation du chef

De la Bourgogne aux remparts de Carcassonne

Né en 1964 à Saint-Amand-Montrond, terre berrichonne souvent confondue avec la Bourgogne voisine d’où sont originaires ses parents, Érick Jacquin grandit loin des paillettes. Dans les modestes restaurants de province où il fait ses premières armes, le jeune garçon découvre l’alchimie des sauces, le parfum d’un rôti qui crépite et la magie d’un soufflé bien levé. Un passage marquant par la région de Carcassonne achèvera de sceller sa passion pour la grande tradition culinaire française.

L’école hôtelière, puis la pratique

À l’heure où d’autres se cherchent encore, Jacquin sait déjà qu’il passera sa vie derrière les fourneaux. Direction une formation hôtelière, où il apprend la discipline de la brigade, le sens du détail et la grammaire – presque militaire – de la haute cuisine. Ses premiers contrats le mènent dans plusieurs maisons gastronomiques : des tables de province à l’âme bien trempée et des restaurants plus huppés qui affûtent son palais comme son coup de poignet. Les fonds, les cuissons longues, l’art de la sauce : autant de réflexes qu’il transmettra plus tard aux candidats de MasterChef Brasil.

Le grand saut vers le Brésil

Début des années 1990. Tandis que nombre de ses confrères rêvent de Paris ou de New York, Jacquin prend le large vers le Brésil. São Paulo l’accueille d’abord au Comte de Gascogne, puis au Coq Hardy, au Café Antique et dans quelques autres adresses qui comptent. Sa cuisine tout en beurre, crème et précision séduit illico les Paulistes. Le voilà propulsé ambassadeur officieux de la gastronomie française au Brésil, avec ce caractère bien trempé – et cet accent – qui deviendront sa marque.

Une carrière étoilée : des fourneaux à la télévision

Où le chef a-t-il affûté ses couteaux ?

Avant de pointer son doigt devant les caméras, Jacquin a sillonné de belles maisons :

  • La Croix Blanche, en France, où l’on raconte qu’il goûtait la sauce du bout du doigt pour corriger l’assaisonnement à la seconde ;
  • Le Céladon, adresse feutrée qui lui donne le goût des dressages millimétrés ;
  • Le Comte de Gascogne, première grande scène pauliste ;
  • puis Le Coq Hardy et le Café Antique, qui achèvent de faire de lui un chef franco-brésilien dans l’âme.

Une étoile Michelin… puis la douche froide

Vous vous demandez s’il a été étoilé ? La réponse est oui. Aux commandes de La Brasserie Erick Jacquin à São Paulo, il décroche l’étoile lorsque le Guide Michelin pose enfin ses valises au Brésil. Le rêve, toutefois, se fissure : soucis de gestion, dettes, fermeture du restaurant… et l’étoile s’éteint en même temps que les fourneaux. Grosse claque, mais loin de l’abattre, cet échec le propulse vers un nouveau terrain de jeu : la télévision.

Faire rayonner la cuisine française au Brésil

Deux décennies plus tard, le bilan est parlant :

  • des dizaines de cuisiniers formés qui tiennent aujourd’hui les rênes de restaurants brésiliens ;
  • un public qui ne fronce plus le nez devant un foie gras ou un confit de canard ;
  • une vague de menus franco-brésiliens où la technique hexagonale flirte avec l’açaï ou la manioc.
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En 2014, la Légion d’honneur vient couronner ce travail de passeur entre deux cultures.

Ses adresses d’aujourd’hui : Président, Ça Va, Tartar&Co

Trois concepts, un même fil rouge

Après La Brasserie, Jacquin n’a pas rangé son tablier. Au contraire, il décline sa vision :

  • President, vaisseau amiral – nappes immaculées, sauce au millimètre et couverts qui tintent doucement ;
  • Ça Va Bistrot, version parisienne décontractée où l’on commande un tartare ou des œufs mayo comme on papote au comptoir ;
  • Tartar&Co, terrain de jeu contemporain autour des viandes et poissons crus, pour un public en quête de légèreté.

Incontournables de la maison : steak tartare préparé devant vous, soufflé au fromage qui monte comme un nuage, foie gras poêlé nappé d’un jus corsé et, pour finir, une crème brûlée que l’on craque à la cuillère.

Ambiances, budgets, petits conseils

President affiche une allure chic, presque palatiale, et une addition qui flirte souvent entre 400 et 600 R$ par personne vins compris. Mieux vaut réserver – et troquer les tongs contre un smart casual de rigueur.

Ça Va joue la carte du bistrot de quartier : service détendu, tables serrées, note moyenne autour de 150 à 250 R$. Idéal pour un déjeuner prolongé ou un dîner d’amis.

Tartar&Co attire la génération foodie : déco épurée, ticket de 120 à 200 R$ selon l’humeur et la faim du jour. Pensez à signaler allergies et régimes spéciaux dès la réservation ; la maison s’adapte volontiers.

Pour les horaires, menus spéciaux ou collaborations éphémères, le réflexe à avoir reste simple : un œil sur les réseaux sociaux du chef.

MasterChef Brésil : tribunal gastronomique et consécration médiatique

De la cuisine aux caméras, il n’y avait qu’un pas

Alors, ce fameux chef français de MasterChef Brasil, qui est-ce ? C’est lui, évidemment. Invité en 2014 par la chaîne Band, il partage le plateau avec Paola Carosella et Henrique Fogaça. Dès les premières émissions, son accent chantant et son œil aiguisé font mouche.

Mieux vaut bien saler… et avoir le cœur solide

Jacquin, c’est un mélange de tendresse bourrue et de punchlines qui claquent. On lui doit autant de “jacquinismes” que de corrections techniques. « Cadê o molho? », « Cru! Cru! Cru! » ou encore « C’est une catastrope ! » : des répliques devenues mèmes, mais toujours suivies d’une explication précise pour aider le candidat à progresser.

Un tuteur pour la nouvelle garde de chefs

À force de coacher les participants, le juré a vu éclore une génération qui cite sans détour son exigence comme source d’inspiration. On lui attribue volontiers la résurgence de la cuisine classique française dans les écoles brésiliennes et l’essor de petites adresses bistronomiques dans tout le pays. Pas mal pour un Français débarqué il y a trente ans, non ?

Et après ? Pesadelo na Cozinha et l’ère du tout-écran

Le « cauchemar » version brésilienne

Fort de son aura, Jacquin accepte d’animer « Pesadelo na Cozinha », adaptation locale du Kitchen Nightmares de Gordon Ramsay. Le principe : débarquer dans des restos à la dérive, pointer les failles, hurler un bon coup, puis reconstruir e équipe et carte. Les audiences explosent, certains établissements aussi – dans le bon sens, heureusement.

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Omniprésent sur les écrans

Plateaux télé, collaborations en ligne, vidéos où il prépare un croque-monsieur pour ses jumeaux… Sur Instagram, YouTube ou TikTok, il partage recettes, coups de gueule et moments de tendresse familiale. De quoi fidéliser des millions d’internautes qui le tutoient à distance.

Visage de marques et projets à gogo

Forcément, les annonceurs se bousculent : produits gourmets, supermarchés, batteries de cuisine, vins… Chaque campagne renforce un peu plus son personnage d’expert accessible et d’épicurien endurci.

Vie privée : amour, paternité tardive et double nationalité

Rosângela, la moitié brésilienne du duo

Au-delà des caméras, Érick partage sa vie avec Rosângela Menezes Jacquin, alias Rô, complice de nombreux projets. Ensemble, ils affichent un tandem franco-brésilien qui séduit autant qu’il inspire.

Des jumeaux à 54 ans : Antoine et Elise

En 2018, coup de projecteur sur la famille : naissance d’Antoine et Elise. Le chef, déjà papa d’un garçon né d’une union précédente, dévoile alors un pan plus tendre de sa personnalité, loin des coups de gueule des plateaux.

Devenir brésilien sans renier la France

Après trois décennies passées à São Paulo, il décroche la nationalité brésilienne. « Mon cœur est moitié-moitié », aime-t-il répéter, oscillant entre la chaleur tropicale et la mémoire des bistrots de son enfance.

Tempêtes et rebonds : polémiques, dettes, résilience

Accusations et coups de semonce

Tout n’est pas rose au pays des fourchettes : Jacquin a dû affronter des accusations de harcèlement sexuel liées à son passé en cuisine. Les médias s’en sont saisis, les réseaux sociaux se sont enflammés. Le chef, lui, conteste certaines allégations et dit avoir tiré les leçons de ces remous.

Quand les comptes passent au rouge

La fermeture de La Brasserie a laissé un sillage de dettes et de procédures. Pour s’en sortir, Jacquin a dû renégocier, repartir de zéro – et, surtout, capitaliser sur sa notoriété télévisuelle pour rebâtir un empire gourmand. Une piqûre de rappel : la maîtrise des casseroles ne suffit pas, la gestion reste la clé.

Tomber, se relever, transmettre

Ces crises ont nourri son discours dans Pesadelo na Cozinha. Quand il sermonne un patron débordé, il sait de quoi il parle : il a déjà failli couler. Cette franchise, parfois brutale, façonne l’image d’un chef humain, faillible, mais qui ne renonce jamais.

Un héritage qui mijote encore

Former pour mieux transmettre

Entre ses brigades, ses ex-candidats de MasterChef et les stagiaires qui se pressent dans ses cuisines, Jacquin a mis le pied à l’étrier à des centaines de jeunes cuisiniers. Sa méthode : des bases solides, un palais affûté et l’envie de raconter une histoire à chaque assiette.

Solidarité aux fourneaux

Le chef ne rate jamais une occasion de troquer sa veste blanche pour un tablier de bénévole. Banquets caritatifs, collectes de fonds, soutien aux restaurants fragilisés – il met sa notoriété au service de causes qui lui tiennent à cœur.

La cuisine franco-brésilienne, et après ?

Pour Jacquin, l’avenir se conjugue au pluriel : garder la rigueur des classiques, célébrer les produits brésiliens, s’ouvrir sans se diluer. À l’entendre, un bon boeuf bourguignon peut très bien côtoyer la farofa, pourvu que le goût reste roi.

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FAQ : Jean-Pierre Jacquin, patrimoine et autres questions

Qui est donc ce « Jean-Pierre Jacquin » ?

Erreur de casting ! Certains sites l’écrivent encore, mais il n’existe pas de “Jean-Pierre” lié à MasterChef Brasil. Le vrai nom du chef est bien Érick Jacquin. Point final.

Quel est son patrimoine ?

Difficile de connaître le patrimoine exact du chef ; il ne s’en vante pas publiquement. On sait néanmoins que ses restaurants drainent plusieurs millions de reais par an, que la télé lui assure des revenus confortables et que ses contrats publicitaires ajoutent une jolie cerise sur le gâteau.

Des recettes à tenter à la maison ?

Envie de jouer les commis ? Pourquoi ne pas s’essayer à quelques classiques :

  • Steak tartare version bistrot : bœuf coupé au couteau, câpres, cornichons, jaune d’œuf et un tour de poivre bien franc.
  • Soufflé au fromage : béchamel, jaunes d’œufs, comté râpé, blancs montés et – surtout – un four qu’on n’ouvre pas avant la fin.
  • Crème brûlée : croûte de sucre craquante, cœur soyeux à la vanille. Simple en apparence, impardonnable si l’on bâcle la cuisson.

Épilogue : le trait d’union entre deux mondes

De la France rurale aux gratte-ciel de São Paulo, de l’étoile Michelin aux plateaux de Band, Érick Jacquin incarne le mariage, parfois tempétueux, souvent savoureux, de deux cultures culinaires. Ses restaurants, ses shows télé, ses coups de gueule et ses éclats de rire racontent une chose : la cuisine est un langage universel, fait d’émotions, de travail acharné et, toujours, d’une bonne dose de beurre. Curieux ? Il ne reste qu’à pousser la porte d’un de ses établissements ou à le suivre en ligne pour saisir, assiette après assiette, l’énergie d’un chef qui ne tient jamais en place.

Questions fréquentes sur Érick Jacquin

Qui est le chef français de MasterChef Brésil ?

Érick Jacquin est le chef français de MasterChef Brésil. Originaire de Saint-Amand-Montrond, il est devenu une figure emblématique de la gastronomie française au Brésil grâce à sa carrière dans des restaurants prestigieux et son rôle de juré dans l’émission.

Qui est Jean-Pierre Jacquin ?

Jean-Pierre Jacquin n’est pas lié à Érick Jacquin. Il semble y avoir une confusion, car Érick Jacquin est le chef français connu pour son rôle dans MasterChef Brésil et sa carrière dans la gastronomie.

Quelle est l’origine d’Érick Jacquin ?

Érick Jacquin est né en 1964 à Saint-Amand-Montrond, une commune située dans le centre de la France. Ses parents sont originaires de la Bourgogne, une région réputée pour sa gastronomie.

Quels restaurants Érick Jacquin dirige-t-il actuellement ?

Érick Jacquin dirige actuellement trois restaurants à São Paulo : President, Ça Va Bistrot et Tartar&Co. Chacun propose une expérience unique, allant de la haute gastronomie au bistrot décontracté.

Érick Jacquin a-t-il reçu une étoile Michelin ?

Oui, Érick Jacquin a reçu une étoile Michelin pour son restaurant La Brasserie Erick Jacquin à São Paulo. Cependant, le restaurant a fermé par la suite en raison de difficultés financières.

Pourquoi Érick Jacquin est-il célèbre au Brésil ?

Érick Jacquin est célèbre au Brésil pour son rôle de juré dans MasterChef Brasil et pour avoir popularisé la cuisine française dans le pays grâce à son travail dans des restaurants prestigieux.

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